De Lyon à Mâcon et le Musée des Confluences et Musée Automobile Henri Malartre

image imageAu premier étage du château de Rochetaillée, les toilettes se trouvent entre la cage d’escaliers et le tricycle De Dion-Bouton datant de 1899. Une trouvaille géniale frappe l’utilisateur du lieu discret. Le couvercle de la chasse d’eau est un lavabo dont l’écoulement aboutit dans le réservoir. Ainsi, l’eau utilisée pour se laver les mains devient un appoint au volume d’eau que la chasse requière. À première vue, le seul inconvénient que je vois à cette trouvaille écologique est que l’accès au mécanisme demande le démontage du robinet du lave main. Les anciennes voitures du musée de l’automobile Henri Malartre sont exposées dans le château de Rochetaillée, situé le long de la Saône, un peu en aval de l’écluse de Couzon où nous amarrons le Chat Lune à un ponton destiné aux plaisanciers de passage. image Dans les châteaux que nous visitons, nous avons coutume de voir des mannequins en redingotes et en robes décolletées installés dans des meubles d’époque en bois précieux. Ici, au centre de la chambre à coucher, le mannequin est assis au volant d’une Panhard & Levassor. C’est insolite, les plus anciennes automobiles et motos de la collection de Henri Malartre sont exposées dans les pièces du château. Les voitures des années 30 et plus, sont entreposées dans un hall au fond du parc. imageHenri Malartre a exercé le métier de démolisseur automobile. À plusieurs reprises, il se refusa de sacrifier les modèles intéressants qui lui passèrent en main et c’est ainsi que dans les années 30, il constitua sa collection. Cachée dans une grange de l’Isère, ses premières voitures ont été préservées durant la Seconde Guerre mondiale. Henri Malartre entre dans la résistance, il est arrêté et déporté. À la fin de la guerre, il revient à Lyon et retrouve sa collection. Son activité de démolition reprend, sa collection augmente et en 1960, avec le soutien de Louis Pradel, maire de Lyon, le musée de Rochetaillée est créé.

Nous quittons Lyon le mardi matin 7 juillet pour entamer notre remontée vers le nord et nous faisons une halte à Rochetaillée-sur-Saône. Avant cela, à Lyon, nous avons flâné dans la ville, on a pris quelques fois le Vaporetto pour aller déguster une glace chez Nardone, Place au Change et bien évidemment, nous avons visité le nouveau Musée des Confluence. image

Parenthèse et recette: Par vous désaltérer, essayez la combinaison suivante: Remplissez 1/3 d’un grand verre avec du jus de citron fraîchement pressé, ajoutez 1 boule de sorbet au citron et complétez le verre avec de la limonade au citron, buvez à la paille. Nardone appelle ce cocktail ‘Freeze’, c’est délicieux. Comme son nom l’indique, le Musée des Confluence est situé au confluent du Rhône et de la Saône, C’est un musée d’histoire naturelle qui reprend les collections du musée Guimet de Lyon. L’architecture du bâtiment est du cabinet autrichien Coop Himmelb(l)au, la construction a démarré en 2003 et il a ouvert ses portes le 20 décembre 2014. Coop Himmelb(l)au utilise une architecture dite ‘déconstructiviste’ qui comporte d’importants porte-à-faux. Malgré l’aluminium et le verre, vu de l’extérieur, l’ensemble nous paraît lourd. Marleen remarque que l’intérieur offre des perspectives photographiques intéressantes. Tout cela est oublié lorsqu’on pénètre dans les salles. Le curateur a sélectionné ses plus belles pièces pour les mettre en valeur avec recherche. Les salles sont vastes, les murs et les plafonds sont peint en noir ce qui permet d’accentuer la beauté des objets à l’aide de la lumière de projecteurs directifs. Le projet est clairement pédagogique et les nombreux enfants que nous croisons, seuls accompagnés de leur mammy et papi ou en classe avec leur institutrice sont à la fois intéressés et s’amusent beaucoup. Les espaces sont vastes et propices à courir en rond quitte à revenir plusieurs fois au mêmes endroits, ‘bis repetita placent’. image

Benoîte a pris un abonnement annuel au musée et toutes les semaines, elle y passe un moment accompagné de son petit-fils Hippolyte, ravi à chaque fois de découvrir des choses nouvelles. Il va falloir que nous revenions à Lyon l’année prochaine. Pour dire bonjour à Benoîte, pour revoir le musée des Confluences et parce que nous aimons cette ville.image

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