Carnet de Bord # 35 – De Château-Thierry à Paris – Meaux et le bateau de Gilles

imageÀ Meaux, sur le chantier Nautic Center, Gilles reconstruit un bateau. Chaudronnier de métier, l’homme est un artisan de génie.
Après avoir vendu son précédent bateau, le Lisa Belle, il acquière deux autres bateaux. Un Kaagkruiser, vedette Hollandaise, qu’il remet à neuf pour lui servir d’habitation temporaire et une semi-épave qu’il destine à devenir sa vraie future résidence sur l’eau, une fois transformée à son goût.

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Sous ses doigts de fée, le Kaagkruiser rénové, attire aujourd’hui les regards des habitants du port de l’Arsenal et d’ailleurs; la liste d’attente de ceux qui en sont tombé amoureux et qui souhaitent l’acheter, s’allonge tous les jours.

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Le deuxième bateau, posé sur les tréteaux du chantier Nautic, se transforme sous la main de notre artiste.
Il a commencé par le déshabiller complètement, ne gardant que le plancher, les varangues, la marquise et le moteur dans son compartiment.

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Ensuite, Gilles a élargi le bateau en soudant des profils sur les varangues existantes. Il a ensuite reconstruit l’habitacle, les membrures, les lisses et les hiloires sont neuves.
Pour obtenir l’arrondi du pont, c’est à coup de marteau qu’il a donné le bouge aux barrots.

Lors de notre visite il avait commencé à fixer les tôles sur les membrures arrière du bateau. Voir le dessin et les photos jointes pour mieux comprendre le travail réalisé.
Ce matin le SMS suivant tombe sur mon portable: « Ça y est, j’ai posé toutes les tôles que j’avais, la coque arrière est terminée. »
‘La Gabrielle’ commence à ressembler à ce qu’elle va devenir, un navire reconstruit, un mètre plus large et un mètre cinquante plus long que l’original.
Voir mon dessin pour en avoir une idée du produit fini.
Gilles m’a confié que, mise à part la couleur, j’avais compris son projet.

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Nous avons mis cinq jours pour aller de Château-Thierry à Paris, trois jours de navigation, un jour d’arrêt à la Ferté-sous-Jouarre pour cause de pluie et un jour d’arrêt à Meaux, pour aller admirer la construction de la Gabrielle et de faire un tour sur la Marne avec l’Alcor, le Kaagkruiser sur lequel Gilles habite en attendant que la Gabrielle soit terminée.

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Meaux est la ville de Jean-Bénigne Bossuet, Évêque de la ville à la fin du dix-septième siècle.
L’ancien palais épiscopal a été transformé en musée, on lui rend visite, chose que nous avions omise de faire lors de nos précédents passage ici. En plus des oeuvres d’art exposées, on découvre dans un local un peu hors du parcours, une armoire vitrée contenant quelques pots de faïence, boîtes à herbes et produits divers provenant de apothicairerie de l’ancien Grand Hôtel Dieu de Meaux.

J’écris ces lignes assis dans le carré du Chat Lune, amarré à l’emplacement # 64 au port de l’Arsenal à Paris. Nous allons y rester jusque fin septembre.

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7 commentaires pour Carnet de Bord # 35 – De Château-Thierry à Paris – Meaux et le bateau de Gilles

  1. rdgt dit :

    Moi aussi, je suis fasciné par le jargon des artisanats ancestraux. Sous ton influence, je t’en ai préparé une brassée supplémentaire, très levantine. Tu la trouveras où tu sais. A+
    Bob.

    • duquelu dit :

      Bonsoir Bob,
      J’ai bien aimé ton histoire de pirates et tu m’as appris plein de choses sur la construction des pyramides.
      Attention avec la publication d’un blog, c’est une drogue!
      Chaque fois que je publie un billet, je suis heureux et un jour plus tard, je commence à rêver du suivant. C’est presqu’une obsession, mais c’est assez innocent, alors Marleen tolère.
      Amitiés, Guy

      • rdgt dit :

        Je commence à saisir le côté obsessionnel, en effet. Pour l’instant, j’en suis à « rentabiliser » quelques textes déjà existants, dont – à paraître – un pavé de 100 pages sur les aspects navals de la guerre russo-japonaise, mais ensuite, faudra être vraiment créatif et je me connais : j’assure mal les longues distances…

    • duquelu dit :

      Saches aussi que les lecteurs des billets de blogs ne sont pas nécessairement des lecteurs de livres. Autrement dit, les textes longs ne passent pas. Pour cette raison, je limite mes textes à 500 ou 600 mots maxi.

      • rdgt dit :

        600 mots ? J’en prends bonne note, mais avec consternation. Ma norme personnelle, ce serait dix fois plus. J’aime les textes qui embrassent leur sujet sous tous les angles. Cela n’invite pas au laconisme !

      • duquelu dit :

        Parfois je m’abandonne et j’en place 800, mais un jour j’ai eu un commentaire de quelcun qui me disait aimer mes photos, les textes je ne les lis pas en toujours en entier, me dit-il.

      • rdgt dit :

        C’est vrai que tes photos sont toujours particulièrement réussies… mais j’apprécie tes textes, cette alternance de vision générale et de points particuliers. J’appelle cela l’effet de zoom.

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