18 – 40 Rügen, Kap Arkona, Fuglsang, Egeskov

Quand on dit Rügen, on pense Prora. 

C’est sur cette île que de 1936 à 1939, les nazis construisent un complexe de logements de près de 5km de long, sur la côte est, face à la plage entre Binz et Sassnitz. Inscrit dans le cadre de ‘Kraft durch Freude’, le gigantesque complexe était destiné à offrir à 20.000 ouvriers à la fois, la possibilité de jouir de vacances à la mer. 

Il ne fut jamais complété et il ne fut jamais utilisé comme prévu.

À la fin de la guerre, il servit de caserne pour les femmes de la Luftwaffe, et après la guerre les soviétiques en firent une caserne. En partie en ruine, c’est ensuite une longue histoire de récupération et d’usage divers des bâtiments. Plus récemment des promoteurs ont rénové et vendu très chers des appartements et un hôtel moderne y a ouvert ses portes. Pour les intéressés, l’incontournable Wiki vous livrera toute l’histoire de ce projet bizarre.

Mauvais ‘Chi’, comme le dit Marleen, nous passons.

À deux pas, on craque pour une promenade aérienne de 1,25 km dans dans la cime des arbres d’une forêt adjacente. Pour y accéder, pas d’escaliers mais un chemin circulaire. Pour permettre l’accès à des chaises roulantes, la pente n’excède pas 6 %. Le chemin serpente dans une cage cylindrique ouverte en bois et métal, tendu de câbles en acier.

À mi-parcours, une deuxième cage circulaire nous conduit à ‘Adelhorst’ le point de vue qui du haut de ses 82 m au dessus du niveau de la mer Baltique, donne une vue sur Rügen, la mer, le lac ‘Kleiner Jasmunder et les toits de Prora. Le ciel bleu est rempli de cumulus blancs, c’est d’un plus bel effet. 

En chemin on boit un café dans une boulangerie de Putbus. Je demande à la dame du syndicat d’initiative si on peut visiter le château. Si il y était toujours, on pourrait, me répond-elle, mais faute de fonds pour la restauration, il a été dynamité en 1962. Il reste le parc et la terrasse avec vue sur le lac. Une ancienne carte postale montre sa façade arrière. Dans cette ville toutes les maisons sont blanches et devant chacune fleurit un rosier.

Ce premier jour sur Rügen, on trouve un campement sur une plage à l’est de l’île.

Le deuxième jour nous conduit à Putgarten, à deux km du Cap Arkona, Nous marchons jusqu’au cap et gravissons les 164 marchés qui nous mènent en haut du phare, on aime les vues en hauteur. Arkona est le point le plus au nord de l’Allemagne fédérale.

Nous quittons Rügen et pour les lecteurs qui aiment la chronologie de notre voyage, après Rügen, c’est Barth et Vineta, que j’ai commenté dans mon billet précédent.

Pour aller de l’Allemagne au Danemark nous embarquons sur un ferry qui nous conduit de Rostock à Gedser, sur l’île de Falster. Gedser est le point géographique le plus au sud du Royaume du Danemark. 

 L’île suivante est Lolland et le musée ‘Fuglsang Kunstmuseum’ nous intrigue. C’est une construction moderne et récente (2008) qui abrite des tableaux d’artistes Danois du début du 20e siècle. Situé dans le parc d’un château, aujourd’hui un centre de formation.

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Comme souvent au Danemark on loge face au port de pêche. Le village s’appelle Stubberup.

Le lendemain à une cinquantaine de km de la, on s’arrête deux jours près de l’incontournable château d’Egeskov. 

La propriété privée appartient au Comte Michael Ahlesfelt-Laurig-Bille. Il y habite avec sa famille. Le manoir, le parc, les résidences annexes et les collections qu’elles abritent sont ouverts au public.

Objets en porcelaines, tableaux, meubles, jouets anciens, voitures et motos anciennes, il y en a pour tous les goûts. Les enfants peuvent profiter d’un parc d’attraction et les adultes d’un pick-nick dans les jardins. On y consacre une journée entière.

Sous les combles, entre les poutres de soutènement du toit, une figurine en bois repose sur un coussin. La prophétie veut que si on la bouge, le château s’enfoncera dans l’eau des douves, la nuit de Noël. Sans être superstitieux, mais prudents quand même, personne ne touche à la poupée et le jour venu, le comte et sa famille quittent les lieux pour aller célébrer les fêtes de Noël dans une de leurs dépendances, laissant le châteaux aux esprits.  Nous logeons dans le parking qui fait face à un moulin à vent Hollandais, anciennement propriété du château. Il est restauré et fonctionne chaque dimanche. Il moût le blé quand il y a du vent, c’est généralement le cas, ici au Danemark.

On se rapproche d’un des buts de notre voyage, la visite à ma sœur Jacqueline qui habite avec son mari Jørgen et son chien Raksha, un berger Allemand, à Laven, près de Silkeborg, au centre du Jutland.

Mon prochain billet traitera de notre séjour à Odense, le dernier point de chute avant Laven. 

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