18 – 46 – Gand, le STAM et le musée Dr.Guislain

C’est à Potsdam, le 16 août 2010 que j’ai publié mon premier billet sur le blog ‘Le Chat Lune est un Linssen en Voyage’.

Huit ans et 578 billets plus tard, je publie le présent document. 

Mon idée au départ était de documenter nos pérégrinations avec textes et photos. Accessoirement de les rendre public. 

Au fil des ans, j’ai retenu l’attention de quelques centaines de lecteurs. Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à mes publications. Sachez c’est grâce à vous que je surmonte ma flemme, lorsque mon envie d’écrire et mon imagination viennent à me faire défaut. 

Pour garder une trace tangible de mon blog, je le fait imprimer et relier deux fois par an, environ.

Ma bibliothèque contient 19 livres avec textes et photos. Ils sont plus faciles à consulter que les pages électroniques. 

Pour les blogueurs d’entre-vous qui auraient envie de faire imprimer leurs billets, voici comment je procède actuellement.

Le site ‘BlogBooker’ me crée un ‘PDF’ des billets que je souhaite faire imprimer. L’usage est gratuit mais il coûte 30$ par an pour avoir les photos en haute définition, ce que je recommande.

Pour éditer le PDF, je lance l’application ‘Smallpdf’. Cette dernière est gratuite pour des 

manipulations simples, tel que la consolidation de 2 PDF et l’élimination des pages que l’on ne souhaite pas voir imprimées.

Troisièmement, j’envoie le résultat à ‘drukland.be‘ qui se charge de l’impression. La qualité est excellente et les prix sont compétitifs comparés aux tarifs des ‘printshops’ que l’on trouve en ville.

La Belgique a découvert le ‘Pass Musée’. À l’instar de la Hollande où il existe depuis 37 ans, nous avons depuis peu, pour la modique somme de 50€ annuellement, un accès à 120 musées, en Flandre et en Wallonie. Une aubaine pour des aficionados comme nous. 

Nous l’inaugurons au STAM, le musée de la ville de Gand.

La police judiciaire de la ville conserve depuis 1930 une collection de photos, d’objets et de dossiers relatant l’histoire d’un grand nombre de crimes. 

On peut s’instruire sur le faux-monnayage, la violence conjugale se terminant par un meurtre, l’empoisonnement, le perçage de coffres-forts, les photos robots, les empreintes digitales, les pickpocket, les stupéfiants, la contrefaçon, les jeux de hasard, et la pornographie. Toutes les offenses y passent et l’évolution des techniques de recherche sont détaillés, salle par salle. 

On admire un faux tableau de Valerius de Saedeleer, un de mes peintres de Latem préféré.

Le faussaire était doué. Voir ci-dessous une reproduction d’un authentique De Saedeleer, enfin je pense qu’il est authentique.

Au début des années 70, le festival du film de Gand veut choquer. Le Club de Cinéma universitaire programme délibérément des films provocateurs. En 1976, le film ‘A History of the Blue Movie’ est projeté dans l’ancien cinéma Select, place Wilson. Il s’agit d’une compilations de scènes de strip tease, de nudité et de sexe filmés à Hollywood entre 1915 et 1970. La législation du moment considère que le film est contraire aux bonnes mœurs. La police est dans la salle, elle met fin à la projection et les organisateurs du festival sont poursuivis en justice pour diffusion publique d’images pornographiques.

Le STAM projette en continu des extraits. 

Nous les reconnaissons, car le hasard veut que nous étions dans la salle du Select en 1976, lorsque les forces de l’ordre de la BSR (Brigades de Surveillance et de Recherche), reconnaissables à leurs imperméables gris et leurs chapeaux melon, interrompent la projection et incitent les spectateurs à vider les lieux. Quarante années plus tard, les scènes projetées nous paraissent anodines, voir hilarantes. 

Le musée du Dr. Guislain est le second qui accepte nos cartes d’accès.

‘Sensations, entre douleur et passion.’

L’abondance de stimuli plongent d’aucuns dans l’extase et d’autres dans le désespoir.

Ça scintille et ça frémit, les écrans digitaux s’illuminent et clignotent, nos neurones grésillent dans nos crânes. Le débat est ouvert et l’exposition explore de manière historique, culturelle et artistique, l’équilibre entre l’excès et le manque d’impulsions. 

Le musée est installé dans l’asile d’aliénés datant de 1857, le plus ancien du pays. 

La collection permanente est consacrée à l’histoire de la psychiatrie et au premier étage de l’aile gauche, la collection d’art brut est une des plus belles que nous ayons vu.

Mon prochain billet sera consacré à Budapest.

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3 commentaires pour 18 – 46 – Gand, le STAM et le musée Dr.Guislain

  1. Tant de musées visités, de rencontres, de chemins (flottants…) parcourus !
    Amicalement

  2. R Taylor dit :

    Un travail très intéressant et très apprécié. Merci.

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